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Cadres en 2016 : Les secteurs qui recrutent

La conjoncture est bonne pour les cadres avec 195 000 embauches prévues en 2016 et 214 000 en 2017. Mais les profils recherchés ont entre 1 à 10 ans d’expérience. Rarement ou jamais 25 ans. Tout le monde n’est donc pas sur un pied d’égalité dans un marché du recrutement qui s’est numérisé voire ubérisé (sourcing, matching…) et ne se limite pas aux grands groupes.

Les ETI sont un bon plan

« Il existe des postes à pourvoir qui ne sont pas dans le radar des candidats. Nous essayons donc de rendre visible le marché invisible. Tous les jours, nos commerciaux vont voir des recruteurs pour qu’ils rendent public leurs besoins », souligne Sylvie di Pasquale de Cadremploi, un jobboard avec des offres d’emploi et des conseils à destination des cadres. « Chaque semaine quand je reçois un DRH, je lui pose la question : “Avez-vous des difficultés à recruter certains profils ?“ Certains répondent qu’ils ont beaucoup de candidats un peu inexpérimentés qui ne savent pas se vendre.»`

Sylvie di Pasquale considère que les ETI (Entreprises de taille intermédiaire) sont un bon plan pour trouver un poste. « Elles investissent aussi bien sur les jeunes que les seniors et sont vraiment Intéressantes à démarcher. » Ces ETI représentent 26 % de la création d’emploi en région et ont créé en France 18 000 emplois en 2015. Ces locomotives de l’économie régionales sont souvent des entreprises familiales. Mais elles sont malheureusement trop peu nombreuses en France : 4 600 contre 12 500 en Allemagne, 10 500 au Royaume-Uni, 8 000 en Italie du Nord. Elles se regroupent au sein du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire. « Comme les PME, elles privilégient souvent les cabinets de recrutement. Cela vaut donc le coup d’envoyer son CV à ce type de cabinets. »

L’éolien en forte croissance

Un autre mouvement Croissance Plus fédère les dirigeants d’entreprise en forte croissance et leurs partenaires. Ses adhérents sont des entrepreneurs, implantés dans toute la France, et issus de tous les secteurs de l’économie (Coriolis, L’Atelier des Chefs, Kalidea, Devoteam, BlaBlaCar, Atelier Cologne, Marco & Vasco, Parrot…) « L’espace emploi de Croissance Plus offre de 6 500 annonces », souligne Philippe Deljurie de Mateojob, un jobboard généraliste avec trois activités : une plate-forme de relation, un site emploi avec 60 000 offres, et un cabinet intégré de chasse de tête positionné sur les cadres expérimentés.

«  De manière générale, le chômage des cadres est faible, aux alentour de 4 %. C’est donc un taux de chômage structurel. Aujourd’hui la conjoncture est à la hausse des recrutements. Et certains secteurs sont soumis à de fortes tensions. A l’image du secteur de la micro mécanique avec ses petites entreprises qui exportent. Ils ont du mal à trouver des candidats entre 35 et 45 ans alors que les postes sont super intéressants », ajoute Philippe Deljurie. Il y aussi des postes à pourvoir dans le secteur de la transition énergétique où sont présents toutes les grandes entreprises du secteur de l’énergie. « Le secteur de l’éolien, en forte croissance, recrute. Le démantèlement de toutes les centrales nucléaires est aussi une opportunité même si on essaye de retarder l’échéance. »

Ne pas se reposer sur ses acquis

Le numérique manque de compétences, ce qui ne surprendra personne. « Nous sommes dans un monde où l’obsolescence des compétences est très rapide, souligne Philippe Deljurie. Je suis frappé de voir des jeunes qui ont 25 ans aujourd’hui et qui deux ans après leur sortie d’école voient leurs compétences numériques dépassées. C’est très important aujourd’hui de ne pas se reposer sur ses acquis et de passer du temps à s’autoformer » Dans le secteur bancaire, les grandes entreprises ont du mal à recruter. Elles recherchent les ingénieurs en informatique dont tout le monde a besoin, des experts sur certains langages informatiques et des chefs de projet qui par nature sont des fonctions transverses.

Isabelle Stuart travaille à l’APEC qui conseille les cadres – en activité ou non – se posant des questions sur leur parcours professionnel : « Six recruteurs sur dix parlent de difficulté de recrutement. Et il existe un vrai souci pour certains métiers de niche ou des PME. Dans la robotique, par exemple, il est plus valorisant, pensent à tort certains cadres, d’aller dans un grand groupe que dans une PME régionale… » Ce qui est primordial aujourd’hui est d’étudier son marché porteur et les offres émanant des PME. Le SNITEM (Syndicat national de l’industrie des technologies médicales) regroupe les entreprises industrielles du secteur des dispositifs médicaux. Il met  en ligne les offres de tous ses adhérents. « Pour d’autres métiers (Presse, médias, cinéma) tout se joue sur le marché caché et là c’est uniquement le réseau qui compte »

 

 

 

 

 

 

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