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Reconversion subie ou choisie

Changer de métier est un rêve pour certains salariés et une épreuve pour d’autres. Comment préparer ce changement qu’il soit subi ou choisi ?

Changer de métier, même quand c’est fait de manière volontaire, demande de se prendre sérieusement en main si l’on veut mener à bien son projet. Au cours des prochaines années, les reconversions professionnelles vont progresser que ce soit à cause des mutations des technologiques et de la transformation des emplois. Beaucoup de salariés parce qu’ils aspirent au changement ou qu’ils redoutent le déclin du secteur dans lequel ils travaillent vont envisager de changer d’activité en se posant les questions suivantes : Une reconversion pour quoi faire ? Pour travailler dans quel secteur ? Dans quelle région ? Avec quels risques mais aussi quelles opportunités ?

Le choc peut être violent

Se reconvertir, c’est comme sauter dans l’espace sans combinaison. « Le marché du travail étant ce qu’il est en France, le choc peut être violent quand on n’est pas préparé », souligne Jean-Christophe Sciberras, président de l’ANDRH (Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines). « Par ailleurs, ajoute Yves Barou, président de l’AFPA, les Français qui veulent se reconvertir volontairement et en profiter pour rebondir se plaignent de ne pas être vraiment aidé pour s’orienter. Ils ont aussi des difficultés à décrocher une formation et à franchir l’étape du recrutement » Au final, la mobilité externe est seulement envisagée comme une solution quand la mobilité interne est bloquée.

Les reconversions subies 

Selon les chefs d’entreprises et les DRH – sondage Opinonway – le fait que l’individu a choisi de se reconvertir optimise les chances de succès. Les reconversions subies semblent plus difficiles à réussir. 82 % des chefs d’entreprises et des DRH qui ont vu un salarié quitter leur entreprise dans une perspective de reconversion estiment que les reconversions souhaitées ont été réussies. En revanche, les reconversions qui ont lieu en réaction à un licenciement sont jugées, quant à elles, nettement plus fragiles. 49 % sont de succès alors que 48 % sont des échecs. Pour être un succès, un projet de reconversion doit intégrer des impératifs qui prennent en compte les caractéristiques objectives de la personne, comme son âge, et la solidité du projet.

Chaque reconversion est unique

Au-delà de l’âge des personnes, les projets de reconversion font l’objet de multiples freins. Ces freins sont divers (complexité des démarches administratives, le fait de perdre ses droits acquis dans un précédent contrat, le manque d’information sur les possibilités de reconversion, la difficulté à apprendre un nouveau métier, …) sans que se dégage une véritable hiérarchie. Cela illustre le fait que chaque reconversion est unique, porte ses propres difficultés et exige une analyse qui croise à la fois le projet, la personne, mais aussi les capacités de l’entreprise d’y répondre.

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