Le CGP

HISTORIQUE 

Robert Jourda, fondateur de l’Institut de la Vocation et inventeur de l’analyse CGP (Centre de Gravité Professionnel) , a exploré durant plus de 30 ans le phénomène de la personnalité professionnelle reliée à cette notion ancestrale de vocation. Il a répertorié quatre pulsions de nature différente

  • Le Fantasme lié à l’intelligence émotionnelle
  • La Règle liée à l’intelligence normative
  • La Pensée liée à l’intelligence rationnelle
  • Le Milieu lié à l’intelligence instinctuelle

Ces pulsions agissent en proportion variable chez tout individu immergé dans un contexte socio-professionnel. Le point d’équilibre de ces forces est identifiable et représentable graphiquement. On dit, en raccourci, que c’est le CGP de la personne.  Et ce CGP définit sa personnalité professionnelle.

DESCRIPTIF DE LA MÉTHODE

L’analyse CGP est l’interprétation des capacités humaines naturelles de réponse aux sollicitations spécifiques de la situation de travail. Elle décrit cette tendance caractéristique que chacun de nous manifeste dans sa façon d’assumer les tâches, les fonctions, les responsabilités professionnelles. Elle affirme que chaque être humain a un comportement professionnel naturel qui s’inscrit dans une typologie des comportements. Lorsque cet être humain a la chance d’exercer le type de tâche/fonction/responsabilité  pour lequel il est fait, il a toutes les chances de se sentir à la fois heureux et compétent. 

Un individu ne peut en effet être performant s’il se retrouve à contre-emploi. La tâche/fonction/responsabilité qu’il exerce doit comporter des exigences spécifiques que sa personnalité professionnelle est capable par nature de satisfaire. Il fait noter cependant qu’un individu bien adapté à sa fonction peut ne pas être compris ou même être rejeté par une équipe dont les membres ont un CGP trop éloigné du sien. Et le fait même qu’il soit trop efficace à son poste peut accentuer ce rejet.

Le CGP distingue 9 types de base : le concepteur, le créatif, l’animateur, le créateur, le réalisateur, le service public, le maître et technicien, le méthodologiste, le polyvalent.

À partir de ces neuf types, il dresse une typologie de 151 personnalités professionnelles possibles. Les noms de toutes ces personnalités professionnelles ont été puisés dans le vocabulaire professionnel ou courant. Ils sont à prendre pour leur valeur d’image et non comme une qualification professionnelle. Exemples : Animateur entraîneur, Réviseur, Réparateur avisé, Entrepreneur modéré, Créatif inspiré, Artisan pratique…

cgp

APPORTS ET LIMITES

Le CGP  permet de découvrir son centre de gravité professionnel et d’éclairer une décision d’orientation vers un métier. Il met en évidence le lien qui existe entre la personnalité professionnelle et l’exercice d’une activité. Des métiers différents peuvent être exercés idéalement par un certain type de personnalité parce qu’ils s’appuient sur le même CGP. Un coach sportif, un explorateur, un directeur d’une usine décentralisée à l’étranger,…seront plus efficaces avec une personnalité d’animateur entraîneur.

Un même métier pourra être exercé de façon différente suivant le type de personnalité. Un commercial avec une personnalité de bâtisseur va être capable d’aller à l’abordage et de vendre dans le dur. Un commercial avec une personnalité de metteur en scène aura besoin d’être sollicité par les clients et sera plus performant dans une boutique.

Le CGP affirme que les caractéristiques psychologiques (irritabilité, anxiété, optimisme,…) ne destinent nullement à un type de fonction ou de métier. Mais elles affectent le comportement professionnel et vont rendre la personne plus ou moins apte à exercer sa fonction.

ETUDE DE CAS : “FONCTIONS GLORIEUSES, VIE MALHEUREUSE“

 « Il s’appelle Bruno, il a 52 ans, il a fait Centrale et Sciences Po, il est Directeur Technique d’une entreprise internationale qui vend des usines spécialisées « clé » en main » dans le monde entier. Il maîtrise parfaitement son métier. Il est royalement payé Il a tout pour être heureux et il est en pleine dépression professionnelle.

 Le premier résultat du diagnostic “Centre de gravité professionnel“ permet de l’affirmer chez Bruno une capacité de compréhension exceptionnelle caractérisée par un énorme besoin et une facilité à tout comprendre et de tout expliquer » Muni de ses super diplômes, Bruno a accédé des fonctions de grand concepteur technique et de grand manager, introduit dans un milieu de décideurs économiques qui traitent des affaires gigantesques entre deux voyages intercontinentaux et avec comme pendant des séjours hôteliers somptueux.

Bien sûr, de cette vie luxueuse, on se lasse, mais là n’est pas la cause du mal-être de Bruno. La cause, il l’avoue, car il est très lucide : dans son métier, on lui demande – et « on » ce n’est même pas son conseil d’administration, c’est la fiche de fonction répertoriant les diverses facettes de son métier – on lui demande de gérer après la conclusion officielle d’un marché les tractations plus ou moins légales sur le paiement de la facture demandées par les donneurs d’ordre.

Cette négociation – pour l’appeler par son nom honorable – elle est monnaie courante dans ce métier et dans ce milieu d’affaire. Eh bien, Bruno ne supporte pas cette obligation, ne l’a jamais supportée. Il essaye d’y faire face, y fait face mais le paye par de graves ennuis psychosomatiques. Quand il a traité la dernière affaire de rétrocession de commission, il a vomi le caviar et le champagne qui marquaient le succès de la transaction.

Cette facette de la fonction qu’il occupe fait partie de la fonction, et personne ne peut faire grief à Bruno des arrangements qu’il accorde. Ne se fait-il pas du tort inutilement en ayant des scrupules ? A la limite, si Bruno refusait de jouer le jeu prescrit, cela serait certainement considéré comme une faute professionnelle.  

Si on le soumettait aux tests utilisés en recrutement, que ferait-on apparaître ? Peut-être une rigidité excessive, peut-être un manque de confiance en soi, peut-être un déficit d’assertivité, mais aucun manque fondamental qui pourrait éventuellement déclasser l’ingénieur en chef qu’il est objectivement.

 Qu’est ce qui explique alors cette inaptitude partielle à la fonction qu’il occupe et comment peut-il résoudre son problème ?

Avec sa personnalité professionnelle de « Penseur-Concepteur », Bruno était idéalement équipé pour faire des études de haut niveau et, puisque ses goûts particuliers le dirigeaient vers les Sciences et Techniques, il était fait pour devenir ingénieur. Seulement voilà le texte d’analyse standard de sa personnalité professionnelle dit qu’il est idéalement fait pour la Recherche, donc pour concevoir des technicités de pointe, et en même temps ajoute que ces qualifications sont à l’opposé de celles qui sont nécessaires pour être un négociateur de terrain.

Le mal-être de Bruno n’est pas dû à des faiblesses dans sa personnalité au sens psychologique du terme, il est dû strictement à sa personnalité professionnelle telle qu’elle est, innée, structurelle, n’ayant ni qualité ni défaut, une personnalité qui est ce qu’elle est, qui demande seulement qu’on lui permette de fonctionner là où elle lui donne la possibilité d’être compétent et heureux..

Cette personnalité, qui correspond à la forme abstraite, dominante, théorique de l’intelligence, parle, elle dit sa vérité. Bruno a expliqué : « J’aimerais retrouver la sérénité d’un travail où l’on peut réfléchir, dialoguer et avoir le temps de synthétiser des solutions avant d’agir. » C’est idéalement dans un Bureau de Recherche et Développement que Bruno pourrait être le plus heureux et compétent en train de rechercher des composants innovants et synthétiser des procédés pour obtenir un résultat inédit. C’est un ingénieur en chef fait pour la recherche appliquée. 

LES CONSEILS DE L’EXPERT

Le test doit être restitué un praticien CGP, qui en connaît toutes les subtilités. Il doit pouvoir être étayé et qualifié par d’autres éléments d’information à l’image du Test des Aspirations qui permet de scénariser un projet de vie

REPÈRES

Le test comporte 14 questions à choix multiples. En n’interrogeant pas une personne sur ses goûts conscients, le CGP a la propriété de pouvoir détecter, par exemple, un scientifique capable de faire de la recherche fondamentale ou un futur créateur d’entreprise chez un quasi illettré qui, interrogé autrement, se déclarerait de bonne foi attiré par le métier de maçon ou de boulanger. Ce qui est détecté est bien un potentiel qui ne dépend pas de l’éducation reçue.

BIBLIOGRAPHIE

“La personnalité professionnelle, Tomes 1 et 2 par Robert Jourda chez L’Harmattan.

“L’analyse CGP et les formes d’intelligence“ monographie éditée par l’Institut de la Vocation.

“Et si je choisissais ma vie ! Trouver sa voie, mode d’emploi » par Gilles Noblet publié chez Eyrolles.

SITE WEB ET BLOG

Le site officiel du CGP :  Institut de la Vocation

REDEVENEZ MAÎTRE DE VOTRE PARCOURS PROFESSIONNEL  :

Diagnostic de 2 h avec en bonus 1 h de suivi par skype ou par tél         Il prend la forme d’une consultation individuelle en face à face    Il permet de découvrir sa personnalité professionnelle, de clarifier sa situation et de faire un premier tri entre ses options. 

  

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Orientation, Transition et Reconversion Professionnelle